12.06.2009

LE RSA ,Il institutionnalise la précarité

 

Le RSA sert-il l’emploi ?

Par Philippe Villechalane, porte-parole de l’Association pour l’emploi

D’abord, brièvement dire que l’emploi ne devrait pas être cette juxtaposition de petits boulots précaires, de contrats à durée déterminée, de contrats à durée indéterminée, de seulement quelques heures par semaine, etc. Mais que chacune et chacun devrait pouvoir vivre convenablement des fruits de son travail, et être décemment indemnisé quand la société est dans l’incapacité d’offrir les emplois nécessaires.

Ensuite, une précision pour rappeler que, si des femmes et des hommes se sont retrouvés allocataires du RMI, c’est bien parce que, dans l’immense majorité des cas, ils n’ont pas retrouvé de travail. Le nombre de mois d’allocation chômage n’a cessé de diminuer et les conditions d’accès n’ont pas arrêté de se durcir ; pourtant, toutes les statistiques montrent que ce sont les chômeurs les mieux indemnisés qui retrouvent le plus facilement un emploi.

Sans même la crise, qui a bon dos, il est clair que pour les « trop diplômés », « pas assez diplômés », « trop jeunes », « trop femmes », « trop vieux », « trop Noirs », « trop de banlieue », le travail se fait rare, surtout s’il est correctement rémunéré.

Le RSA est un dispositif de classe qui, sous couvert de lutter contre la pauvreté, institutionnalise la précarité, casse le Code du travail, met à mal les 35 heures ainsi le SMIC.

C’est encore une avancée pour le patronat, qui rêve de toujours faire baisser le prix du travail pour, comme dans le principe des vases communicants, faire toujours plus de profit.

Le travail effectué par l’allocataire du RMI, et qui produira, à n’en pas douter, de la richesse, donc des profits pour des patrons, sera payé par le contribuable. Il s’agit en réalité d’une subvention à l’emploi précaire. Le patronat, aux anges, a déjà obtenu 23 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales.

Et ces sommes manqueront pour le service public, à l’enseignement, la santé, aux transports, à la recherche…

Alors, il n’est évidemment pas question de nier et de bouder les quelques dizaines ou centaines d’euros que pourront gagner en plus chaque mois des femmes et des hommes qui en ont plus que besoin pour survivre.

Il en sera du RSA comme il en est des Restos du coeur, cela permet parfois de garder la tête hors de l’eau, mais nous souhaitons néanmoins les voir disparaître, parce que les besoins élémentaires doivent être acquis comme des droits issus d’un véritable partage des richesses produites par les salariés eux-mêmes et l’ensemble de la communauté, et non comme des mesures s’apparentant plus à la charité et à une surexploitation qu’à la solidarité.

N’oublions pas que, dans le même temps où on nous passe le baume du RSA, le nombre de chômeurs explose comme jamais, bientôt ils se compteront en réalité au-dessus des 6 millions, si on tient compte des érémistes, des ASS, des API et de celles et ceux qui ne sont même pas inscrits (principalement des jeunes) parce que n’ayant aucun droit.

Chaque mois, ce sont des dizaines de milliers et parfois même près de 100 000 chômeurs supplémentaires, et il ne faut surtout pas croire, malgré les effets d’annonce, les déclarations de Fillon et les messages publicitaires, que le RSA va sensiblement faire baisser ces chiffres, ni même en compenser une partie significative.

Ce n’est pas la première fois qu’on nous annonce des diminutions du nombre de chômeurs que l’on ne voit jamais venir… Sauf lorsqu’ils mettent en place des mesures de contrôle draconiennes afin de radier à tour de bras, ce qui se passe depuis des mois dans une indifférence quasiment générale. N’oublions pas que les chômeurs sont les premières victimes sur lesquelles ils expérimentent les niveaux de résistance et d’acceptation de l’ensemble de la société. Il y a donc urgence à ne pas laisser faire et à ne pas accepter l’inacceptable.

Philippe Villechalane, porte parole.Apeis, 8 rue de Verdun, 94800 Villejuif

 

 

16:19 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

05.06.2009

Le “travail malade”, c’est pour bientôt

Travailler quand on est malade, en congé maternité ou parental, ce n’est donc pas pour tout de suite ; mais c’est pour bientôt. Le gouvernement a reculé devant le tollé provoqué par le dépôt d’une proposition d‘amendement du porte-parole de l’UMP soutenu par Xavier Bertrand, favorable à la création d’un nouveau droit pour le salarié : « le travail malade ».

Ce recul, c’est d’abord une victoire des socialistes à l’Assemblée nationale.

Mais les Français ne doivent pas être dupes d’une décision gouvernementale qui a tout d’une reculade tactique, le temps de laisser passer les élections européennes. Qui peut croire que le porte parole de l’UMP soutenu par son secrétaire général, agissait sans l’accord de l’Elysée et du gouvernement ?

Comme pour le travail le dimanche, le travail « volontaire » durant les congés maladie ou maternité reviendra inévitablement à l’ordre du jour une fois les élections européennes passées.

Le seul moyen de bloquer l’obsession de l’UMP à casser les uns après les autres les droits fondamentaux des salariés, c’est de sanctionner la droite antisociale, et voter social le 7 juin, en votant socialiste.

Communiqué de
Benoit HAMON, Porte parole

logo_PoleEmploi_Loto.jpg

09:20 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

27.04.2009

le travail le dimanche

Travail le dimanche: le gouvernement revient à la charge

 

Cher Monsieur Brice Hortefeux déjà quand on me parle de travailler le samedi je bouillonne mais alors parler de travailler le dimanche là j'explose et il faut croire que vous n'avez pas de famille et des amis avec qui on peut passer un bon moment le dimanche en toute sérénité, alors arrêtez de la ramener tout le temps avec votre loi à la con

09-01-13-sarkozy-hortefeux-6ea69.jpg

10:02 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

06.04.2009

Non au démantèlement de l'AFPA

Au moment où l'augmentation du nombre de demandeurs d'emplois est plus que préoccupante, et que notre pays a besoin d'une Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) modernisée, solide et confiante, le Parti socialiste  est consterné de voir l'attitude de l'État. Aujourd'hui ce sont 920 personnes, pour l'essentiel des psychologues, qui vont quitter l'AFPA pour rejoindre le Pôle emploi,

Avec le départ de trois quarts de ses psychologues - quelque 300 resteraient salariés de l'AFPA -, sur près de 13 000 salariés au total, il s'agit d'un réel risque de "démantèlement".

La fédération du Parti Socialiste et les élus socialiste du Conseil Régional d'Alsace ont rencontrés vendredi 03 avril les représentants syndicaux de l'AFPA dans le Haut Rhin.

A l'issue de cette rencontre nous ne pouvons que condamner le démantèlement des services de l'AFPA tels qu'ils existaient jusqu'ici et que la formation professionnelle n'était plus ni un Service Public ni même un service d'intérêt général mais un marché.

La Fédération du Haut Rhin du Parti Socialiste s'associe et soutien la journée d'action du 8 avril organisée par les salariés de l'AFPA.
La Fédération du Haut Rhin du Parti Socialiste demande que l'AFPA soit maintenue dans le Service Public afin de permettre à l'ensemble des demandeurs d'emploi et salariés de se former, de se perfectionner et/ou de se reconvertir tout au long de la vie.

Au moment où l'augmentation du nombre de demandeurs d'emplois est plus que préoccupante, et que notre pays a besoin d'une AFPA modernisée, solide et confiante, le Parti socialiste  est consterné de voir que l'attitude de l'État, voire ses contradictions, ne font que fragiliser et déstabiliser les initiatives engagées pour le renouveau et la pérennité de l'AFPA, le seul outil national de référence pour la formation professionnelle.

Le Parti socialiste réaffirme la nécessité d'un Service Public de l'Emploi fort travaillant en étroite collaboration avec les Services Publics Régionaux de Formation mis en place par les Régions.

 

petition

15:42 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

04.04.2009

Prime de 500 euros

Indemnisation chômage

Prime de 500 euros pour les chômeurs non indemnisés

Déclaration de la Cgt

vendredi 3 avril 2009

Le nouveau tour de passe-passe du gouvernement

Le gouvernement vient de mettre en place une prime exceptionnelle de 500 euros dédiée aux chômeurs non indemnisés.

Première surprise : cette prime ne sera pas destinée aux jeunes primo-demandeurs d’emploi mais aux personnes ayant travaillé au moins 305 heures dans les 28 derniers mois. Une fois de plus, les jeunes qui n’ont encore jamais eu accès au marché du travail sont encore oubliés alors que Nicolas Sarkozy annonçait pourtant il y a encore quelques jours vouloir « s’occuper du chômage des jeunes ».

Autre déconvenue de taille : cette prime concerne les personnes ayant perdu leur emploi entre le 1er avril 2009 et le 31 mars 2010. Autrement dit, les dizaines de milliers de précaires qui ont déjà rejoint les listes de Pôle Emploi avant le 1er avril ne peuvent pas être concernés et ne pourront, en tout état de cause pour la plupart ,retrouver un emploi compte tenu de la situation du marché du travail. Un comble à l’heure où les embauches sous forme de contrats à courte durée (CDD, intérim) sont au point mort, les précaires étant depuis plusieurs mois, les premières victimes de l’explosion du chômage.

En clair, la prime risque au final de ne pas concerner grand monde et s’apparente bien à une coquille vide… Une fois de plus, le gouvernement se contente de multiplier les effets d’annonce au détriment des réels besoins des demandeurs d’emploi, à l’heure où moins d’un chômeur sur deux est indemnisé et où la nouvelle convention d’assurance-chômage vient surtout réduire la durée des droits de nombre d’entre eux.

La CGT exige du gouvernement qu’il mette en place d’urgence une véritable aide à destination des demandeurs d’emploi les plus fragilisés, précaires et primo-demandeurs d’emploi y compris ceux déjà inscrits à Pôle Emploi. Ces derniers doivent pouvoir bénéficier d’une indemnisation forte à la hauteur de leurs besoins, comme le revendiquait la CGT lors des récentes négociations sur l’assurance-chômage.

Montreuil, le 3 avril 2009

10:09 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

17.03.2009

Caisses automatiques Simply Market rue de Bâle

Simply Market investissement pour la suppression d'emplois

21:50 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

08.03.2009

Gérard FILOCHE à Mulhouse

 

   Conférence

 "En défense du droit du travail et du salariat"

 

 Animée par Gérard FILOCHE

 Lundi 30 mars 2009 à  20h

 

 

 FAC (Fédération des Associations Culturelles de Mulhouse)

 18 rue d'Alsace, Mulhouse

 

 Organisée par l'association Untergang

 

http://www.untergang.fr/

15:42 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

24.02.2009

le droit de grève en france

droit de greve.JPG

 

 

20:46 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

05.02.2009

Le droit à un revenu de remplacement, en France

Le droit à un revenu de remplacement, en France,
à la veille du 5 février 2009
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Communiqué de presse AC !

>>>> Le droit à un revenu de remplacement, en France,
>>>> à la veille du 5 février 2009


Le renoncement par la CGC à utiliser son droit à opposition pourrait conduire le gouvernement à se croire autoriser à agréer l'accord CFDT-MEDEF sur l'assurance chômage. Certes, cette regrettable décision simplifie la situation juridiquement
mais la complique politiquement. Mais quelques soient les efforts des un-es ou des autres pour « fluidifier le dialogue social », cet accord, d'autant plus insatisfaisant que la crise sera longue, n'est conclu que par quatre des huit partenaires sociaux, au trois quart patronaux et dont la seule organisation de salariés a obtenue bien moins de 25% aux dernières élections prud'homales.

Si le gouvernement souhaite soutenir le dialogue sociale et favoriser la justice sociale, il doit d'abord veiller à ce que le budget alloué à la mise en ouvre du droit constitutionnel à un revenu de remplacement soit suffisant et garanti.
Sans doute timides, les partenaires sociaux ont buté sur la difficulté sans jamais oser demander de l'aide... Pourtant, de l'argent il y en a. Il doit ensuite favoriser l'ouverture rapide de vraies négociations, réunissant toutes les parties concernées.
Enfin -d'abord - le gouvernement doit prendre des mesures d'urgences qu'impose la situation pour l'indemnisation immédiate de tous les chômeurs et précaires se présentant au guichet de Pole-emploi-en-rodage, et pour l'arrêt des sorties pour
« fin de droits » à indemnisation et des radiations.

L'accord CFDT-MEDEF ne répond pas(1) aux besoins des salariés confrontés à une précarisation massive de l'emploi et des revenus, auxquels s'ajoutent maintenant les premières conséquences de la crise économique et sociale ; il n'est pas
viable et contient les germes des prochaines crises (sociale, financière...).

La mobilisation du jeudi 29 janvier a prouvé la détermination des salariés et de la population dans son ensemble à ne pas payer le coût colossal de cette nouvelle crise.
L'effectivité du droit à un revenu de remplacement décent pour toutes et tous en est centrale.


.                                              Paris, le 4 février 2009

_________
(1) Voir : Durées d'indemnisation : les sacrifices que prévoit le projet
d'accord sur
http://www.ac-chomage.org/spip.php?article1746

~~~~~~~~~~~~~
Agir ensemble contre le Chomage !   
21 ter rue Voltaire    75011 PARIS
Web: http://www.ac-chomage.org  -  e-mail: contact@ac-chomage.org

21:21 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

03.02.2009

29 Janvier

Ce que veulent les Français après le 29 janvier  ?

10:36 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | | |  Facebook

Toutes les notes