23.09.2009
la politique du tout sécuritaire de Nicolas Sarkozy
2 septembre 2009 - les Verts
CP – les Verts – 2 septembre 2009
Depuis que Nicolas Sarkozy s’occupe de la sécurité des Français, la situation ne cesse de se dégrader. Cette année, plus que jamais, tous les indicateurs sont au rouge. 4 ans après les révoltes populaires de novembre 2005, les tensions entre jeunes et policiers ne font que s’amplifier.
Pendant des années, l’extrême droite puis la droite et Nicolas Sarkozy surfant sur la xénophobie et les représentations coloniales, nous a dessiné l’image de banlieues habitées de « sauvages » et de « racailles » qu’il fallait rééduquer à coups de matraques et de bombes lacrymogènes. Des députés comme Benisti n’ont pas hésité à prôner de détecter les « déviances » dès l’âge de 3 ans. A la généralisation des polices municipales et de la video-surveillance sont venus s’ajouter les Teaser et drones. Une justice d’abatage compensant les réductions de moyens par une répression tout azimut combinant disparition du juge d’instruction, peines plancher, emprisonnement des mineurs a fait exploser le nombre de garde à vue et de prisonniers soumis à des conditions de rétention inhumaines.
Brice Hortefeux a été le ministre qui a mis en place le ministère de l’immigration et de l’identité nationale destiné à faire entrer dans les mentalités que les difficultés que rencontrent les français sont dues à l’immigration et par extension à ces français issus de l’immigration qui seraient un risque pour notre identité nationale.
Aujourd’hui, il vient nous expliquer qu’il faut créer du lien entre policiers et jeunes et faire de la prévention. Certains diront qu’il vaut mieux tard que jamais mais ce n’est pas trois réunions et quelques subventions à des associations de prévention ou encore des « plans banlieues » vides de tout moyen qui pourront compenser la destruction de l’ensemble de l’édifice républicain et social que le gouvernement de Nicolas Sarkozy a entrepris depuis des années.
La solution dans les quartiers ne passe pas par la répression mais par l’éducation, le développement économique, la lutte contre les discriminations et pratiques héritées de notre histoire coloniale qui perdurent. Dans un contexte d’une crise économique et écologique que les habitants de nos quartiers populaires subissent de plein fouet, c’est un plan Marshall pour les banlieues auquel nous appelons.
07:01 Ecrit par pat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
|
|
|
Facebook



Ecrire un commentaire