28.02.2009
On n’est pas des déchets, mais des humains
On n’est pas des déchets, mais des humains
Appel de la condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende
Mercredi 4 mars, à 13h30 : Rassemblement à partir de 13h00, Place Saint Michel
Le 30 octobre dernier, l'association Droit Au Logement a été condamné à la confiscation de 319 tentes, et à une amende de 12 000 euros pour avoir installé des tentes, et des couvertures sur la chaussée et le trottoir, devant le 24 rue de la Banque, Paris 2ème, pendant l'automne 2007.
Des femmes, des hommes et même des enfants dormaient dans ces tentes et sous ces couvertures, lorsque les procès verbaux ont été établis et le matériel confisqué.
Il est reproché à l'association d'avoir commis une infraction qui concerne le dépôt et l'abandon de déchets sur la voie public.
L'Etat a engagé des poursuites pour punir le DAL d'avoir organisé ce campement marquant ainsi sa volonté de réprimer les luttes de sans logis.
Mais également il amalgame à des déchets les sans logis qui dormaient sous ces tentes et ces couvertures.
Face à cette condamnation qui a choqué l'opinion, de nombreuses associations, organisations et citoyens, nous avons fait Appel.
Quatre avocats défendrons l'association, Henri Leclerc, Ludivine Lubaki, Dominique Hilsum, Pascal Lévy. Des personnalités interviendront au cours de l'audience, Albert Jacquard, Josiane Balasko, ainsi qu'un représentant des familles et un responsable du DAL.
Rassemblement devant la Fontaine Saint Michel à partir de 13h00. Jusqu'à la fin du procès, sera organisé un MEETING de RUE avec de nombreuses interventions et témoignages. Les représentants des organisations et des mouvements qui apportent leur soutien sont les bienvenus.
Bulletin d'information de la Fédération DAL : www.droitaulogement.org
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26.02.2009
Contre la corrida
La Fondation 30 Millions d'Amis, totalement opposée à toutes formes de violence, qu'elles soient humaines ou animales, s'est toujours prononcée en faveur de l'abolition des corridas, spectacles de cruauté exhibant la mort et la torture d'animaux. Avec les associations vouées à cette cause, la Fondation lutte pour sensibiliser l'opinion à ce problème, notre objectif : parvenir à la disparition totale des arènes sanglantes. L'enjeu est d'importance car face aux protecteurs des animaux, le lobby tauromachique s'avère très puissant.Des centaines de taureaux massacrés chaque annéeIndignité, barbarie, voyeurisme… les mots ne manquent pas pour qualifier ces "spectacles" qui véhiculent la culture de la mort et le goût pervers de la souffrance en massacrant des centaines de taureaux chaque année en France. Un lobby taurin influentIntroduite en France au milieu du XIXème siècle, la corrida espagnole s'est étendue progressivement dans le sud de la France, surtout à partir de 1850. Depuis cette date, elle n'a cessé de se développer et tente constamment d'élargir son territoire. Si de telles tentatives ont échoué à Marseille, en Ariège et en région parisienne (projet de feria au stade de France) la corrida s'est implantée à Carcassone (Aude), en pays toulousain, à la Brède (Gironde), à Bourg Madame (Pyrénées orientales)… Globalement, le nombre de spectacles taurins tend à augmenter d'une année sur l'autre dans notre pays et les partisans de la corrida représentent aujourd'hui une force de pression considérable dans certaines villes du midi. Un ancien préfet du Gard pouvait, sans pudeur, affirmer publiquement sur une télévision locale qu'il se rendait 90 fois par an aux corridas et qu'il était favorable à l'extension de la corrida en dehors des villes où elles sont cantonnées ! Une attitude révélatrice et inquiétante quand on sait que les tribunaux interprètent de manière très large l'article 521-1 du Code pénal qui punit les sévices graves ou actes de cruauté à l'égard des animaux, à l'exception des courses de taureaux "lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée". |
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24.02.2009
le droit de grève en france
20:46 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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les responsables de la crise
http://www.alterinfo.net/Le-coup-de-gueule-Que-l-on-soit-...
Le coup de gueule : Que l’on soit bien clair sur les responsables de la crise ! Par Naomi Klein
18:48 Ecrit par pat dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.02.2009
Tatouage UMP
Si vous pensez j’en ai rien à foutre des autres,
partage des richesses je ne sais pas ce que cela veux dire,
je n’ai jamais partagé ma tablette de chocolat même au risque
de faire une indigestion.
Je suis ultralibéral et je ne pense qu’a la bourse et à ma bourse
vous serez tatoués par le super Tazer estampillé UMP
par pat
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06.02.2009
Les banquiers
http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/02/les...
Les banquiers aux députés: "on va verser des dividendes, on reste dans les paradis fiscaux et on vous emmerde!"
Les banquiers ne manquent pas d'air. Et les députés ont perdu leur combativité. C'est le sentiment qui ressort de l'audition à l'Assemblée nationale, hier en fin d'après midi, des six dirigeants de banque qui ont reçu de l'aide du gouvernement (un plan de 360 milliards d'euros, faut-il le rappeler). Convoqués la semaine dernière par Didier Migaud, le président socialiste de la commission, ils ont répondu présent avec une rapidité étonnante. Mais ce n'était pas l'occasion pour eux de se remettre en cause. La plupart ont affirmé avec un aplomb qui ne finit pas de m'étonner à quel point ils étaient de bons professionnels qui gagnaient plein d'argent, et qu'ils allaient donc le redistribuer à leurs actionnaires, mais qu'il était tout aussi normal que l'Etat leur en donne plein, de 'argent, sans trop chercher à contrôler leurs pratiques.
Les six banquiers sont (de gauche à droite sur la photo): Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale, Etienne Pflimlin, Président du Crédit Mutuel, Baudoin Prot, directeur général de BNP Paribas, Philippe Dupont, PDG des Banques populaires, Bernard Comolet, PDG des Caisses d'Epargne, et Georges Pauget, directeur général du Crédit agricole.
Au départ, cela commence bien avec l'introduction de Didier Migaud. Il évoque la somme de 300 milliards d'euros, et indique que "ces sommes sont considérables", qu'il y a "l’existence d’un risque d’appel en garantie pour l’État", que "la charge des emprunts" pèse "sur la dette publique". Et il poursuit:
"Au-delà de ces considérations «budgétaires» – qui sont tout à fait essentielles –, je crois nécessaire d’insister sur les interrogations, voire l’incompréhension que ce plan suscite chez beaucoup de nos concitoyens. Particuliers et entreprises n'en perçoivent toujours pas les effets sur les conditions de crédit. Chacun ici, quelle que soit sa sensibilité politique, a pu le constater dans sa circonscription.
L’impression peut dominer que l’on récompense indûment la gestion désastreuse de certains groupes bancaires, en particulier les errements des activités de financement et d'investissement adossées à vos groupes. Sans être à l’origine de la crise, les banques françaises ont participé, dans leur activité d’investissement, à la recherche d’un profit très élevé à court terme ; pour cela, elles ont cautionné un système et un volume de rémunération en faveur des traders qui laisse sans voix le commun des mortels. Elles ont investi dans des produits sans bien en comprendre le risque et qui se sont révélés toxiques. Elles ont donc bien, pour nos concitoyens, une part de responsabilité.
Enfin, ce plan interroge parce qu'il semble accorder un soutien sans condition, ou à des conditions bien légères, qu’il s’agisse de la production de crédit, de la rémunération des dirigeants, de la distribution de dividendes. Et je rappelle que, contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, l’État n’entre pas au capital des banques aidées, ce qui, vous le savez, ne fait pas l’unanimité."
Et de terminer son introduction par deux questions -à mon avis- essentielles dans le débat actuel:
"Allez-vous proposer une distribution de dividendes ou des rachats d’actions au titre de l’exercice 2008 ? Si oui, dans quelles proportions?"
Le Gouvernement vous a-t-il fixé, parmi les contreparties à l’aide de l’Etat, des conditions particulières concernant vos activités dans les paradis fiscaux?"
Un à un, les banquiers prennent la parole. Ils parlent du plan d'aide qui est parfait, de la progression de leurs encours de crédit qui est très importante (on reviendra sur les chiffres avancés), de leur solidité financière. Et la plupart évoquent la question des dividendes. Chacun le fait avec son style.
Pour Pauget, c'est le silence radio. Il n'en parle pas. Pour les patrons de banques mutualistes, on se retranche derrière le fait qu'il n'y pas d'actionnaires mais des "sociétaires". "Le Crédit Mutuel est une banque coopérative", affirme Pflimlin. "La question des dividendes ne se pose pas pour nous".
Enfin, c'est un peu plus compliqué que cela. Il y a bien de l'argent qui est redistribué aux propriétaires de ces établissements. Comolet reconnaît que deux tiers des résultats de l'ensemble du groupe seront destinés à "renforcer les fonds propres", un tiers sera redistribué. Dupont explique que les "sociétaires reçoivent 15% des résultats du groupe".
Mais la vraie interrogation concerne BNP Paribas et Société générale, qui ont réalisé, pour l'une, 3 milliards d'euros de bénéfices, pour l'autre, 2 milliards. Et là, Oudéa et Prot ne se démontent pas. "La question sera réglée par le conseil d'administration, le 17 février, avance Oudéa. Je peux seulement dire que la majorité viendra renforcer nos fonds propres." Et d'ajouter: "les actionnaires sont des fonds de pension, mais aussi des actionnaires individuels qui ont eu à souffrir de la baisse des cours. Il nous paraît raisonnable de leur offrir un dividende, même si nous donnerons la priorité au renforcement des fonds propres".
Pour Prot, les distributions de dividendes "prendront en compte les caractéristiques de ces plans de soutien pour distribuer des dividendes", mais il "faut en distribuer" car "il est essentiel que les banques continuent à bénéficier de la confiance des actionnaires privés" étant donné que le "système d'aide de l'Etat doit être transitoire".
En clair, les deux banquiers annoncent qu'ils vont grosso modo continuer à distribuer, en proportion, les mêmes sommes que précédemment.
Quant à la question des paradis fiscaux (qui est considérée par Sarkozy comme importante, puisqu'il n'arrête pas de déclarer qu'il faut "oeuvrer pour éliminer les zones d'ombre qui compromettent nos efforts de coordination, en l'occurrence les centres off-shore"), ils n'en parlent même pas. Et cela pose-t-il un problème aux députés qui prennent la parole ensuite pour poser des questions? A ceux de droite, du moins, pas du tout.
Gilles Carrez (UMP), rapporteur de la Commission, réussit à caser, dans sa question, une remarque louant le plan gouvernemental. "Le dispositif tourne. Il permet aux banques de fonctionner sur le mode de leur mécanisme habituel." Michel Bouvard (UMP), qui préside la commission de surveillance de la Caisse des dépôts (CDC), se perd dans des considérations sur Oseo, la banque publique qui finance l'activité, en coopération avec la CDC. Nicolas Perruchot (UMP) se pose des questions totalement hors sujet sur les publicités que les banques ont fait paraître dans la presse à la fin 2008. "Nous ne sommes pas des spécialistes, déclare-t-il. Il y a un sentiment partagé. Il est utile que vous puissiez vous expliquer de manière pédagogique sur le sujet".
Heureusement, il y a Jérôme Cahuzac. Enfin... Le député socialiste du Lot-et-Garonne n'est pas dans une grande forme (il y a des jours, comme face à Tapie, où il peut attaquer les auditionnés avec une grande violence), mais, sans hausser le ton, il pose quand même de bonnes questions. Sur les dividendes: "Si je suis votre propos, il faut verser un dividende car les actionnaires ont souffert. Mais cela ne concerne pas ceux qui ont vendu (ils ne sont plus actionnaires). Ni ceux qui restent. Ils ne souffrent pas encore, leur perte est encore latente." Et: "Vous dites que la majorité des résultats sera affectée aux fonds propres, mais c'est toujours le cas. D'habitude, le taux versement tourne de 40 à 50%. Il n'y aurait donc pas grand changement". Une remarque qui ne sera pas démentie par les banquiers.
Et sur les paradis fiscaux, Cahuzacl se contente de reposer la question de Migaud, et d'ajouter, ironiquement: "Est le côté paradis ou le côté fiscal qui fait que vous n'en avez pas parlé?".
Cette fois-ci, les banquiers ne se dérobent pas. Prot indique ainsi: "Quand à la question des paradis fiscaux, elle n'a jamais été abordée par les pouvoirs publics", en échange du plan d'aide. Et de justifier la présence de BNP Paribas dans ces centres offshores: "Nous n'avons aucune activité dans des pays qui sont sur la liste noire du GAFI. Nous sommes dans des pays qui appliquent les dispositions en matière de blanchiment. De plus, BNP Paribas applique les règles éthiques qui sont les dispositions françaises. Nous sommes conformes aux obligations. Et il n'y a aucune incompatibilité entre les activités que nous menons et la présence dans les paradis fiscaux".
Pauget ajoute même: "Nous appliquons la liste du GAFI. C'est aux pouvoirs publics de nous faire des demandes et d'étendre la liste du GAFI. Ce n'est pas de la responsabilité des banques".
Pour ceux qui connaissent la question, les banquiers se foutent de la gueule du monde. Le GAFI (pour Groupe d'Action financière), est un organisme intergouvernemental qui ne lutte pas spécifiquement contre l'évasion fiscale et la possibilité pour les entreprises de cacher leurs opérations (deux caractéristiques qui ont contribué à la crise financière actuelle). Le GAFI a deux objectifs: la lutte contre le blanchiment de capitaux et la lutte contre le financement du terrorisme. Et, surtout, depuis 2006, la liste noire du GAFI est... vide.
Il existe d'autres organismes internationaux qui ont produit d'autres listes noires. Ainsi, l'OCDE continue à mettre à l'index trois pays "qui n'ont pas encore pris d'engagement en matière de transparence et d'échange effectif de renseignement". Il s'agît d'Andorre, de Monaco, et du Liechtenstein. Et, d'après vous, y trouve-t-on des banques françaises?
La réponse se trouve ici, et là, ou aussi là...
Mais, bon, aucun député n'a relevé.
Finalement, les banquiers ont bien fait de se déplacer. Que ce soit sur la question des dividendes ou des paradis fiscaux, ils ont constaté que la représentation nationale était aussi coulante que le gouvernement.
(photo: Reuters)
18:21 Ecrit par pat dans ECONOMIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.02.2009
Le droit à un revenu de remplacement, en France
à la veille du 5 février 2009
>>>> Le droit à un revenu de remplacement, en France,
>>>> à la veille du 5 février 2009
Le renoncement par la CGC à utiliser son droit à opposition pourrait conduire le gouvernement à se croire autoriser à agréer l'accord CFDT-MEDEF sur l'assurance chômage. Certes, cette regrettable décision simplifie la situation juridiquement
mais la complique politiquement. Mais quelques soient les efforts des un-es ou des autres pour « fluidifier le dialogue social », cet accord, d'autant plus insatisfaisant que la crise sera longue, n'est conclu que par quatre des huit partenaires sociaux, au trois quart patronaux et dont la seule organisation de salariés a obtenue bien moins de 25% aux dernières élections prud'homales.
Si le gouvernement souhaite soutenir le dialogue sociale et favoriser la justice sociale, il doit d'abord veiller à ce que le budget alloué à la mise en ouvre du droit constitutionnel à un revenu de remplacement soit suffisant et garanti.
Sans doute timides, les partenaires sociaux ont buté sur la difficulté sans jamais oser demander de l'aide... Pourtant, de l'argent il y en a. Il doit ensuite favoriser l'ouverture rapide de vraies négociations, réunissant toutes les parties concernées.
Enfin -d'abord - le gouvernement doit prendre des mesures d'urgences qu'impose la situation pour l'indemnisation immédiate de tous les chômeurs et précaires se présentant au guichet de Pole-emploi-en-rodage, et pour l'arrêt des sorties pour
« fin de droits » à indemnisation et des radiations.
L'accord CFDT-MEDEF ne répond pas(1) aux besoins des salariés confrontés à une précarisation massive de l'emploi et des revenus, auxquels s'ajoutent maintenant les premières conséquences de la crise économique et sociale ; il n'est pas
viable et contient les germes des prochaines crises (sociale, financière...).
La mobilisation du jeudi 29 janvier a prouvé la détermination des salariés et de la population dans son ensemble à ne pas payer le coût colossal de cette nouvelle crise.
L'effectivité du droit à un revenu de remplacement décent pour toutes et tous en est centrale.
. Paris, le 4 février 2009
_________
(1) Voir : Durées d'indemnisation : les sacrifices que prévoit le projet
d'accord sur http://www.ac-chomage.org/spip.php?article1746
21 ter rue Voltaire 75011 PARIS
Web: http://www.ac-chomage.org - e-mail: contact@ac-chomage.org
21:21 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.02.2009
Contre le fichage à l’école
Appel à la résistance citoyenne contre le fichage des enfants
Suite à la réunion du 8 novembre 2008 à Paris, des directeurs et directrices lancent l’appel ci-dessous :
Directrices, directeurs d’écoles, nous ne mettons pas et nous ne mettrons pas en place l’application dite « Base élèves ».
Directrices, directeurs d’écoles, ayant renseigné « Base élèves » par nécessité de service, nous bloquerons dès à présent les remontées de données de nos écoles.
TOUTES ET TOUS, NOUS DEMANDONS
L’ARRET DE L’APPLICATION « BASE ELEVES »
ainsi que la destruction de toutes les données déjà collectées.
En tant qu’enseignants, nous ne sommes pas réfractaires par principe aux technologies nouvelles de la communication. En revanche, lorsque nous les utilisons, c’est à titre pédagogique ou à titre administratif, en utilisant des outils de gestion informatique dont les données sont internes à l’établissement et sont détruites régulièrement par nos soins. Nous refusons d’utiliser un fichier national centralisé et partageable dont nous ne pouvons prévoir l’évolution future.
En tant que responsables d’enfants et fonctionnaires d’état, nous ne voulons pas être instrumentalisés par le ministère de l’Éducation nationale afin d’attribuer un identifiant national (INE) à chaque élève sans l’autorisation de leurs parents et sans aucun débat démocratique. Nous refusons de participer à l’établissement d’un répertoire national d’immatriculation des élèves permettant de conserver des données pendant 35 ans.
En tant que directeurs d’école, nous ne pouvons cautionner la mise en place opaque d’une base de données ne prenant jamais en compte l’information aux parents d’élèves et les objections citoyennes des directeurs d’école. Nous refusons que le fichage de mineurs soit considéré comme une formalité administrative.
En tant que citoyens, nous ne pouvons accepter que pour appuyer l’implantation puis le passage en force de cette application informatique, l’administration n’hésite pas à user de menaces de sanctions ou de sanctions effectives (retrait de salaire) à l’encontre de directeurs. La publication d’un arrêté ministériel sur Base élèves le 1er novembre 2008, soit quatre ans après le début de l’expérimentation et alors que la majorité des élèves se trouvaient déjà répertoriés, n’affaiblira pas notre position. Nous refusons la pression administrative sur les directeurs d’école dont les missions ne peuvent être orientées vers une saisie de données qui les rendrait acteurs d’un contrôle social de la population.
La demande d’immatriculer nos élèves et d’utiliser Base-Élèves entre profondément en conflit avec notre éthique professionnelle et notre morale personnelle. Nos objectifs, comme enseignants, sont d’aider des individus à se construire à travers leurs apprentissages, de les aider à devenir des personnes autonomes et responsables. Nous demandons l’application d’un principe de précaution et la reconnaissance d’un droit à l’objection de conscience.
Vu la menace d’une altération de la confiance entre les familles et les enseignants,
Nous, directrices, directeurs, dont la vigilance avait permis de rester en retrait de l’application Base élèves,
Nous, directrices, directeurs, abusés par des arguments fallacieux de l’administration ou contraints par des pressions de tout ordre, nous avons décidé de sortir de l’anonymat pour demander solennellement et d’une seule voix l’abrogation totale et définitive de toutes les mesures liées à Base élèves et l’effacement, sous couvert d’une autorité indépendante, de toutes les données déjà enregistrées.
21:13 Ecrit par pat dans PETITION ET SOUTIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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03.02.2009
29 Janvier
10:36 Ecrit par pat dans EMPLOI | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Guerre ou Paix
Le Déserteur de Boris Vian
Monsieur le Président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C'est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
Je m'en vais déserter
Depuis que je suis né
J'ai vu mourir mon père
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
Quand j'étais prisonnier
On m'a volé ma femme
On m'a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J'irai sur les chemins
Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens:
Refusez d'obéir
Refusez de la faire
N'allez pas à la guerre
Refusez de partir
S'il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer
N’ayez que pour seul ennemi la guerre
09:47 Ecrit par pat dans SOCIETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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